Une permaculture de l’humain?


Une permaculture de l’humain ?

Nous pouvons constater que depuis les années 1970, la politique de la Ville a très fortement axé ses efforts sur la cohésion urbaine et sociale. C’est ainsi que le développement social urbain s’est imposé au profit de l’amélioration du bâti et de la qualité de vie dans les quartiers. Nul n’ignore que la situation socio-économique des habitants de ces quartiers reste très difficile : taux de chômage élevé, plus de 32% des habitants vivent sous le seuil de pauvreté…

Bref, on peut donc hâtivement conclure que les politiques publiques de lutte contre l’exclusion ont manqué d’efficacité.

Ce que je déplore particulièrement c’est que toutes les actions engagées le sont essentiellement par le prisme de l’insertion, qui renvoie inévitablement aux notions d’accompagnement social, de lutte contre l’exclusion ou de réparation.

Bien entendu, tous ces dispositifs sont indispensables car Maslow a démontré que l’être humain doit satisfaire ses besoins fondamentaux avant de pouvoir accéder au besoin de s’accomplir. Les limites de ses recherches ont été également avancées et je pense que nous sommes nombreux à vouloir voir émerger un autre modèle de développement humain pour qu’il soit durable, pour parler de manière contemporaine. (J’ai bien relevé l’oxymore dans « développement durable » mais si j’emploie une autre expression, je risque ne pas être comprise : employer une périphrase pourrait avoir un effet abscons, ce serait con !)

Un certain nombre de questions sont à soulever pour trouver les solutions adéquates afin que ceux qui sont désargentés puissent avoir des initiatives qui leur permettraient de s’épanouir.

Il nous faut inventer la permaculture de l’Humain : semer des graines de culture en chacun de nous et les partager, ainsi, dans un futur proche, tout autour de nous, nous aurons le bonheur de voir grandir les écrivains en herbe et les jeunes pousses d’artistes.

Isabelle NICOLAS, le 15 février 2016

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